Régine CIROTTEAU - Le temps d'une Chanson

Le temps d'une Chanson

Participez à la construction de la discothèque des souvenirs sur le site Le Temps d’une Chanson, une création originale de Régine Cirotteau. Ecrivez votre chanson - souvenir et entrez dans la discothèque Le Temps d’une Chanson. Tous les genres sont permis !

Dans le prolongement de Georges Pérec et de son célèbre « Je me souviens », Régine Cirotteau vous propose de raconter l’épisode d’un souvenir associé à une chanson : événement, personnages, dates, lieux, tout fragment de mémoire propre à chacun. L’espace d’accueil du site Le Temps d’une Chanson introduit de façon ludique les mailles des souvenirs connectés les uns aux autres et les trous de mémoire. Dans l’orifice de certaines mailles, des fragments colorés s’animent par un effet de boucle ; une invitation à choisir, l’air de votre chanson en tête, le climat de votre souvenir.

Sur ce site, vous pouvez déposer un souvenir lié à une chanson restée vivace. Pour cela laissez-vous guider par une des couleurs proposées, la couleur que vous associez spontanément à cette chanson. Puis décrivez ce souvenir en quelques phrases. Les souvenirs composites, entre récit, musique et couleur, sont captés, défragmentés, en fonction des genres musicaux et du vocabulaire des sens : jaune acide, rose joyeux, bleu terrible, etc., constituant le centre mémoire d’une discothèque imaginaire, d’une cartographie des souvenirs et d’une gamme chromatique des sensations.

Ce projet autour de la défragmentation du souvenir, des genres musicaux et de la narration brève est conçu comme un jeu. Le site serait comme une sorte de disque dur qui regroupe les fragments de mémoire éparpillés et opère des maillages entre la musique non - entendue, l’expérience d’une situation et la perception de la couleur.

Régine Cirotteau décrit, comme la première phrase d’un roman, un de ses souvenirs qui se situe au Musée Gustave Moreau. Dans un même temps, elle voit une peinture de Gustave Doré, elle entend Radio Activity de Kraftwerk, elle sent l’odeur d’un civet mijoté par le gardien du Musée, et ponctue le récit d’une exclamation « C’est bleu terrible ! ». Ainsi, de façon naturelle, elle mixe différents éléments étrangers les uns aux autres puis crée des ajouts permettant d’actualiser son souvenir avec fantaisie et singularité « je crois me souvenir que les tableaux étaient vivants, frappés par un effet de poussière d’un jaune magnifique ».