ZEVS - Liquidated Google 2009

ZEVS - Liquidated Google 2009

Zevs poursuit ses travaux de détournement de grandes marques, et cette fois il s'engage dans une attaque vers le plus puissant moteur de recherche sur Internet. Les caracteres stylistiques et esthétiques de Google sont utilisés pour présenter les pages de son propre site où l' écoulement physique de l'image donne l'empreinte critique que ces artistes visent.

Biographie

« Flasheur d’ombres », « pub killer », et auteur de « Visuel Kidnapping », Zevs multiplie les coup d’éclat. Ses faits d’arme sont nombreux et retentissants, à l’image du nuage orageux dont il a fait son emblème.

Issu du graffiti, il en a gardé le goût du risque et de l’anonymat. La légende veut qu’il doive son nom a un train qui a faillit l’écraser alors qu’il tagguait dans un tunnel.

Depuis, il a évolué dans ses pratiques et fait de la ville son atelier. Homme de la nuit, il lui a longtemps rendu hommage en révélant ses signes au grand jour. Feux tricolores, panneaux de signalisation, et même les statues du pont du carrousel ont ainsi vu leurs ombres cerclées de blanc et se sont inscrits durablement dans le bitume parisien.

Depuis quelques années, ce sont les grandes marques publicitaires qui subissent ses foudres.

La ville, terrain de jeu, s’est transformée en terrain de chasse. Un jour, il exécute à coups de bombe rouge les tops models s’affichant sur les murs de Paris. Un autre, tel Arsène Lupin, il grimpe sur les toits de l’Alexander Place à Berlin et enlève de son scalpel l’égérie des cafés Lavazza.

Son forfait accompli, il demande une rançon de 500.000 euros à son propriétaire, c'est-à-dire « le prix d’une campagne publicitaire pour cette grande marque ».

La belle a attendu longtemps, mais qu’importe, la démarche était plus démonstrative que crapuleuse. Car Zevs aime déjouer les mécanismes de la publicité et les retourner contre elle. Conscient de la force qu’elle représente, il entend la détourner à son profit, « comme en aïkido ».

Ses actions se situent à la croisée de « L’art de la guerre » de Sun Tze et de « No logo » de Naomi Klein.

Il ne se considère pas pour autant en résistance frontale à la publicité. Elle est plutôt pour lui une source d’inspiration et de motivation. En témoignent ces récents « Visual Rapes » ou il flashe les visages des idoles de nos sociétés contemporaine afin d’en annuler le copyright et de les déposséder par la même de leur valeur marchandes.